20210301_103500.jpg

Depuis le mois d’avril 2020, notre organisation scolaire met en place des services de garde d’urgence (SDGU) à la demande du gouvernement du Québec. Que ce soit lors de périodes de confinement ou de congés scolaires, des éducatrices, des techniciennes en service de garde et des directions d’établissement ont répondu à l’appel. Le Centre de services scolaire des Draveurs rend hommage à tous les membres du personnel qui se sont donné cœur et âme afin d’offrir ce service aux parents qui occupent un emploi essentiel.    

Pendant que des milliers de personnes soufflaient un peu durant la semaine de relâche, de courageuses femmes ont continué à occuper leurs fonctions. Leur mandat : donner un coup de pouce aux familles qui n’avaient pas de solution de rechange pour garder leur enfant. Le centre de services scolaire a ouvert les portes de deux écoles primaires afin d’accueillir les tout-petits. Pour l’occasion, nous vous proposons une incursion au service de garde d’urgence de l’école L’Oiseau-Bleu.

20210301_102519.jpg     20210301_103844.jpg      

Sylvie Courcelles | Éducatrice en service de garde

« L’ambiance est agréable, mais on ne connait pas tous les enfants. Il y en a plusieurs qui proviennent d’autres écoles. C’est un défi supplémentaire pour nous. On doit apprendre rapidement à connaitre leurs besoins, mais aussi à respecter les groupes-bulles, la distanciation physique et le lavage de main. Quand l’élève à 4 ans, la tâche est plus ardue. J’aime mon métier même si c’est plus difficile et stressant. J’ai toujours une grande passion pour les enfants. »   

20210301_101911.jpg     20210301_104722.jpg

 Johanne Villeneuve | Éducatrice en service de garde

« Le SDGU, c’est complètement différent de ce qu’on vit normalement. Les élèves ne peuvent pas jouer avec n’importe qui et nous devons le leur rappeler constamment. C’est un peu triste de les voir porter un couvre-visage. En même temps, ils le portent pour protéger leur santé et celle de leur famille. Il ne faut surtout pas lâcher. Entre collègues, on s’encourage mutuellement et on se dit que la crise va finir un jour. »

 20210301_104855.jpg     20210301_104930.jpg

Diane St-Louis | Éducatrice en service de garde

« Je travaille avec des élèves qui ont des besoins particuliers. Que l’on soit en pandémie ou non, je suis toujours dans une petite bulle avec eux. Personnellement, je gère bien la situation et j’aime mon métier. Là où c’est plus difficile, c’est au niveau de la compréhension des règles sanitaires. Je dois consacrer beaucoup d’effort pour expliquer et répéter les consignes aux jeunes. Je travaille souvent avec des pictogrammes et des flèches. On doit tous s’adapter à notre façon pour passer à travers la crise. »

Jessica Verville | Technicienne en service de garde

« C’est ma deuxième année dans le domaine. Depuis le début de la crise, les pratiques ont tellement changé. Il faut planifier chaque moment, chaque seconde de la journée pour respecter les mesures. On doit établir des groupes fixes parce que les élèves viennent de partout. C’est un défi chaque jour, mais je continue d’aimer ce que je fais. Je suis contente de contribuer au bien-être des jeunes. Je trouve qu’ils collaborent très bien. Eux aussi, ils ont une grande capacité de résilience et d’adaptation. »  

20210301_104805.jpg     Nathalie Trottier  

Du 1er au 5 mars, l’établissement scolaire avait dix périodes de SDGU à combler pour répondre à la demande. Une trentaine d’élèves ont profité du service quotidiennement. Un groupe de maternelle et 1re année, un de 2e année et un autre de 3e à 6e année ont été créés. La directrice de l’école L’Oiseau-Bleu, Nathalie Trottier, tient à reconnaitre l’implication et le dévouement de toutes les équipes qui y ont travaillé.

« Je remercie tout le personnel dévoué qui a contribué au bon déroulement des services de garde d’urgence.  Les intervenants ont dû faire preuve d’ouverture, d’adaptation et de créativité pour animer les élèves provenant de plusieurs écoles. Ceci a permis aux travailleurs essentiels d’être à leur poste sans trop d’inquiétude », mentionne Mme Trottier.